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dimanche 8 mars 2015

Kristen Stewart : Interview vidéo sur le Set de Still Alice + traduction.



"Anna est une fille géniale, elle aime sa mère, c'est juste qu'elle est un petit peu plus obsédée, elle est un petit peu plus effrayée, vous voyez. Je ne veux pas dire égoïste mais à certains moments, elle est égoïste. Donc Lydia intervient avec toute cette distance entre sa mère et elle, et elle est capable d'oublier ça et de montrer que si elle a besoin elle est là. Et elles deviennent plus proche qu'elles ne l'ont été au début. Sans dire que ça les a rapproché mais ça a accéléré le processus. C'est comme nous n'avons pas beaucoup de temps donc me voilà." 



"J'aurais sauté sur n'importe quelle opportunité pour travailler avec Julie [Julianne Moore], mais je pense que ça a du sens que nous ayons toutes les deux gravités autour de ce projet. C'est comme avec rien, quelque chose semble être un trou. Vous avez l'impression que c'est un monde dans lequel vous pouvez y sauter à deux pieds dedans et croire en tous les aspects de tout ça, c'est en règle général ce genre de projet dans lesquels je veux faire partie. Et après il y a tout ce qui entoure le projet, en considérant comment cela est important de parler de cette maladie. C'est un de ces trucs malheureusement classique, c'est parler d'une cause qu'est cette maladie. C'est une maladie des personnes âgées, c'est quelque chose auquel on ne pense pas vraiment parce que qu'on est genre "Oh on va mourir un jour de toute façon..."; mais ce n'est pas le cas, ce n'est pas la réalité des choses. Donc ça et quelques rencontre avec Wash et Rich, des discussions. Ça a fonctionné. C'est simplement une belle histoire."


mercredi 18 février 2015

Kristen Stewart: nouvelle couverture et interview pour le magazineInterview

Kristen crée encore la surprise en faisant la Une du magazine Interview du mois de mars.

Pour cela, elle a été photographiée par Steven Klein et interviewée par Patti Smith.





mardi 17 février 2015

Kristen Stewart: nouvelle/ancienne interview pour le film "Des gensimpitoyables"

Le film a été tourné en 2005 et Kristen a fait l'interview pendant le tournage. 

Voici le synopsis du film si vous ne le connaissez pas: 

Au début, elle parle de sa maman qui est australienne et du fait qu'ils essaient d'aller le plus souvent possible là-bas. Lors de cette interview, elle parle aussi de son personnage Maya qui a grandi dans cette famille extrêmement riche, elle explique que son personnage a les pieds sur terre contrairement à ses deux frères.
Et elle s'extasie devant les décors somptueux et devant le travail des gens qui travaillent sur ce film. 


Via @lasagarobsten 
Source video: ScreenSlam

lundi 16 février 2015

Robert Pattinson: futur projet: Brimstone. Le réalisateur parle de lui.

La semaine dernière, nous avons appris que Rob jouerait dans un prochain film, Brimstone aux côtés de Mia Wasikowska et Guy Pearce. (Rappelez vous, il a joué avec Mia dans Maps To The Stars et avec Guy dans The Rover)

Le réalisateur Martin Koolhoven parle de Rob et de pourquoi il l'a choisi.


Voici son interview: (traduction par nos soins) 

Question: Comment en êtes-vous venus à choisir Robert Pattinson? 

Koolhoven: Je regardais dans une agence. Je regardais quelques films de Guy Pearce et l'année dernière il a fait The Rover et Pattinson était dedans. Donc il s'est avéré que j'ai beaucoup accroché et je suis tombé sous le charme de ce rôle. C'est complètement différent de son rôle dans "Brimstone", mais j'ai pensé qu'il était vraiment bon. 

Question: Que fera-t-il exactement dans votre film? 

Koolhoven: Il sera un hors-la-loi et je n'en dirai pas plus. C'est un secret. 

Question: Et tous les fans de Robert Pattinson vous aiment maintenant?

Koolhoven: Oui ha ha ha, la nuit dernière était folle, et Twitter a explosé. Les gens ont commencé à me parler de partout dans le monde dans des langues étranges.

Via RPLife


jeudi 11 décembre 2014

Kristen Stewart : Interview pour Still Alice lors de la Press Junket à L.A le 7.12.


Kristen Stewart : Interview pour IndieWire lors de la promo de Still Alice.



Kristen Stewart a fait un long chemin depuis la saga "Twilight" qui a lancé sa célébrité sur la stratosphère. La saga s'est terminée il y a seulement deux ans et déjà, Kristen Stewart s'est distancée des films qui la font connaitre pour apparaitre dans un nombre de petits projets cette année qui prouve ce qu'elle vaut en tant qu'actrice.

Elle a commencé en 2015 en en mettant plein la vue dans le drame sur Guantanamo de Sundance "Camp X-Ray", suivit par Cannes où elle était avec Juliette Binoche dans le dernier film d'Olivier Assayas "Clouds of Sils Maria." Ce projet a fait cartonné sa carrière pour Kristen, et le désir de réussite a continué avec son dernier film, "Still Alice", montré à Toronto où il a rapidement été acquit par Sony Pictures Classics pour la distribution. Dans ce drame dévastateur, Kristen joue Lydia, une actrice en difficulté et fille d'un professeur de langues célèbres (Julianne Moore) qui lutte avec un Alzheimer précoce. C'est l'image de Julianne Moore, mais Kristen laisse une marque notable d'une jeune femme forcée à surmonter une tragédie inévitable. Le film a été réalisé par les partenaires Richard Glatzer et Wash Westmoreland. Le premier vit avec la maladie de Charcot (ALS).

Est-ce que "Still Alice" a touché une corde sensible pour vous personnellement ? Y-a-t'il quelqu'un que vous connaissez qui est atteint de quelque chose de similaire ?

Je n'ai heureusement jamais vécu ça personnellement. Je n'ai jamais eu de proches qui ait eu à traverser une maladie très effrayante comme la maladie d'Alzheimer. J'ai eu une expérience quand j'étais enfant avec une femme plus âgée, la mère d'un ami de la famille, qui était clairement dans un état très sévère de démence. Avec le recul, je n'ai aucune idée si c'était la maladie d'Alzheimer ou pas, mais elle était clairement partie. Elle avait perdu des parties d'elle-même, et ce qui resté était une connexion très désespéré. J'avais 12 ans et je marchais dans cette pièce et j'ai commencé à trainer avec cette femme, et j'ai compris rapidement que c'était un moment, déjà c'était très réel, de conscience désespéré en plus du fait qu'elle chérissait ces moments parce qu'ils allaient la quitter. Ensuite, on a eu un diner, et tous le monde autour de la table l'ignoraient et la traitaient comme si elle n'existait pas, mais je l'ai vu et j'ai vu sa personnalité, son âme, sa présence, son essence - c'était tellement clair pour moi. Et tout était pris pour acquis à cette table. Je me suis souvenue de ça pendant un long moment. J'ai raconté cette histoire bien avant avoir lu le scénario de "Still Alice". Je ne pouvais pas l'oublier.

Quand j'ai lu le scénario et rencontré les réalisateurs, j'ai senti que je devais me prouver que je méritais de jouer une personne tellement spéciale, parce que Lydia est dotée de quelque chose que pas beaucoup de personne peut le gérer, elle peut se concentrer sur le positif et la lumière et ne pas tout voir en noir et blanc; elle peut prendre les choses comme ils sont et en profiter et les apprécier sans avoir à les appeler par leurs noms. Elle vit dans l’ambiguïté et peut l'apprécier, et je me sens pareil. Et c'était un test très clair en sachant que Wash et Rich vivent avec quelque chose d'entièrement similaire et c'est grotesquement effrayant et dévastateur. Avec quelqu'un qui a la maladie de Charcot, ils ne sont en quelque sorte pas pris au sérieux et on les ignore tout le temps. C'est dur de le reconnaitre. C'est plus facile de ne pas le faire.Et Rich est la personne la plus intelligente de la pièce, donc quand je les ai rencontré et qu'on s'est trouvé à vouloir travailler ensemble, on a su qu'on devait le faire.

Je savais aussi que je pouvais le faire avec Julie [Julianne] parce que je la connais depuis plusieurs années. Je savais que je pouvais être sa fille. Je savais juste que tout allait être honnête et bien. On n'imaginait rien, donc ça pouvait être lourd.

Tous le monde demande toujours, "Comment ce film vous a changé ? Qu'est-ce qu'il vous a apporté ?" Et ça vous donne une perspective fondamentale d'un sens basique. Vous voulez rentrer chez vous et appeler votre mère, ou vous voulez arrêter d'être si jolie. Cela vous donne un grand pichet de perspective.

Ma plus grande peur dans la vie c'est la mort et en ce moment c'est perdre ma mémoire. Je sais que vous ne jouez pas Alice, mais est-ce que faire ce film a été très dur ? Ou est-ce une chance de pouvoir choisir avec qui on va travailler ?

Je dois dire que c'était les deux. Je regardais Julie travailler tellement dur. La seule façon que quelqu'un pourrait l'enlever et ne pas être associé à la maladie d'Alzheimer c'est grâce à eux en étant des purs génies et aux multiples-facettes. Vous devez avoir une telle imagination et un contrôle plus sauvage de votre corps. Une chose qui rend ça plus facile, et très douloureux d'une façon correcte, était de voir quelqu'un comme Julie être si forte et tellement compétent et vital. L'idée qu'ils pouvaient perdre ça, parce qu'elle jouait aussi quelqu'un qui était tellement impressionnante en tant que femme, ça rend plus difficile de voir Julie traverser ça parce qu'elle est ce qu'elle est. L'idée que ça peut arriver à n'importe qui - vous, moi, quelqu'un que vous idolâtrez, quelqu'un qui est entièrement en contrôle tous le temps - ce n'était pas jouer, c'était tellement réel. Tous le monde, même si vous n'avez pas d'expérience avec cette maladie, vous avez une mère. J'ai une mère, donc je connais à quoi ressemble cette expérience. Je comprend ce que ça fait de la perdre.

Je pense aussi que la partie la plus importante du film est de comprendre cette maladie. Quand vous êtes jeunes, et c'est juste stupide mais c'est aussi simplement normal, vous entendez des enfants dire, "Maladie de personnes âgées," et c'est n'est pas simplement ça. C'est facile de le mettre de côté et dire qu'ils sont vieux, mais non, c'est une maladie vraiment dévastatrice et ça peut arriver à quelqu'un de très jeune. Je n'étais pas consciente de ça. Les gens connaissent l'apparition précoce de l'Alzheimer, mais je ne savais pas à quel point c'était ordinaire. C'est très répandu et facile à ignorer, ce qui est une combinaison horrible. J'ai beaucoup appris. Je suis contente de faire partie de quelque chose qui peut faire ça. 

De quoi avez-vous le plus peur ? 
Je pense qu'on a tous peur de mourir et de l'inconnu. Mais je pense que la chose la plus effrayante à propos de cette maladie et en regardant ce film est de combien vous êtes seul avant de mourir. Vous perdez votre vie avant de mourir. L'idée que je puisse oublier quelque chose de ma vie et faire ressentir ça à quelqu'un me fait peur. 

Vous avez maintenant travaillé avec deux des meilleures actrices de l'industrie - Julianne Moore et Juliette Binoche (dans "Clouds Of Sils Maria"). Qu'est-ce que vous avez gagné en travaillant avec des deux femmes ? 
Pour être en présence avec des personnes comme ça qui sont tellement talentueuse, même en dépit de l'âge, ça vous forme et vous motive. J'ai adoré travailler avec Julie parce que je sentais qu'il y avait une communauté sérieuse en terme de la façon dont nous atteignons nos objectifs en jouant. Juliette, dans un autre côté, me terrasse. Elle a atteint cette grandeur par des moyens que je ne comprend pas. Je l'aime pour ça. Elle me rend perplexe et elle me maintient et me fait me poser des questions. Juliette me rend folle en quelque sorte, alors que Julie a une telle attention sur les détails. La façon dont elle gère se perdre et se retrouver avec une telle précision que c'est comme si elle est un chirurgien attendrissant.

Je suis consciente de la caméra. Je veux toujours collaborer avec le réalisateur et le directeur productif et tous les autres acteurs. Je veux trop parler de tout. Mais dans ce cas là, je me sentais affirmé, parce qu'on pense pareil et s'approche vraiment de la même façon. Cela me rend meilleure parce que je veux atteindre ce qu'elle a atteint. Je veux faire des choses qui sont indéniablement réel et qu'on ne peut pas ignorer. Elle a fait ça grâce à ce qu'elle est. J'ai senti un tel lien et une amitié. Cela m'a rendu confiante. Je n'ai pas besoin de me plonger vivement dans quelque chose où je ne sais pas où je suis. Je veux savoir où je suis. La raison laquelle elle est meilleure que la plupart des gens c'est parce qu'elle a l'esprit pour gérer tout ça. Je l'admire pour ça. 

Cela ressemble d'une certaine façon à vos relations travail avec ces actrices comme des miroirs pour les personnages que vous jouez dans ces deux projets. Dans "Still Alice", vous jouez la fille de Julie, donc c'est évident que vous partagez des traits similaires. Avec Juliette, vous êtes son employée et vous la regardez comme une figure mystérieuse. 
Absolument ! C'est comme si ça avait été prévu. 

Le personnage que vous jouez dans "Still Alice" est une actrice, ce qui veut dire qu'elle partage beaucoup les même ambitions que vous, et son sens de style personnel - et s'il vous plait pardonnez-moi si je me trompe - semble refléter celui que je vous ai vu adopter au cours des deux dernières années. Diriez-vous que vous partagez beaucoup de choses en commun avec Lydia, plus que tous les autres personnages que vous avez joué ? 
J'ai joué plusieurs rôles qui sont considérablement différent de moi, surtout les rôles où je devais jouer quelqu'un qui a vraiment existé, des personnes comme Joan Jett [dans "The Runaways"] et Luanne Henderson [dans "On The Road"]. Il y avait certainement des éléments de ces personnes dont je pouvais me rapporter, il y avait des parties de moi qui étaient similaires et que j'ai trouvé grâce à eux, mais ce n'était pas moi. C'était absolument un départ pour moi.

Je ne pense pas que je peux sortir de moi-même complétement. Ce n'est pas un type de jeu que je veux faire. J'ai été assez chanceuse pour pouvoir faire ça. Tous le monde peut me dire que je passe ma main dans mes cheveux trop souvent, et c'est bien parce que je suis vraiment là et très présente dans ces moments. Avec les rôle que j'ai joué, particulièrement récemment dans les films comme "Sils Maria" et "Still Alice", la façon de rendre justice à ces rôles est d'être vraiment elles et d'apprendre les choses qu'elles ont appris. Vous devez vraiment marcher dans leur chaussures et expérimenter ce qu'elles ont expérimenter. A cet égard, je n'ai pas eu l'impression de jouer des personnages. Elles était là pour moi, je voulais juste vivre en elle.

Les jeunes de nos jours, on est tous habillés pareil. Si vous essayez d'être un acteur et vous venez de L.A., vous portez probablement un jean skinny et un t-shirt. Donc je ne voulais pas la cribler de merde ce qui allait vous distraire de l'honnêteté de la relation. Donc elle me ressemble vraiment parce que je n'ai pas essayé autrement. Il n'y avait aucun effort dans mon rôle de me cacher [dans "Still Alice"]. Tout ce que j'ai essayé était de me trouver et de me montrer. La meilleure façon d'assurer ce personnage était d'être honnête, donc toutes les manières n'ont aucun sens. Je pouvais juste être moi. C'était égoïstement une expérience personnelle, mais ça devait être pour que les spectateurs le ressentent aussi. Je n'ai pas besoin de jouer un personnage qui était hors de moi.

Les performances qui ont le plus touché, même si elles ont été habilement conçus et exécutés parfaitement par quelqu'un, c'est vraiment l'âme et l'honnêteté qui passent en premier. Mon but était de soutenir et servir Julie, donc c'était vraiment moi. Je jouais vraiment sa fille. 

En raison de cette approche très personnelle que vous prenez dans le film, la personne que vous jouez doit être difficile à abandonner une fois le tournage terminé. 
Absolument. Julie et moi nous nous connaitrons maintenant d'une façon dont nous n'aurions jamais eu l'occasion, et on s'apprécie d'une façon dont nous n'aurions jamais eu l'occasion, et d'apprécier le sujet d'une manière dont nous n'aurions jamais eu l'occasion. J'ai dis avant que je n'avais pas eu d'expérience personnelle avec la maladie d'Alzheimer, mais maintenant oui. Pas d'une manière générale, mais plus comme un projet, quelque chose comme cela vous façonne. J'ai eu la belle opportunité de lutter contre quelque chose de difficile et on a tous triomphé et fait quelque chose de positif de quelque chose d'assez sombre.  


jeudi 13 novembre 2014

Kristen Stewart : Interview lors de l'Avant Premiere de 'Still Alice' au AFI Festival le 12.11.






Journaliste : Nous sommes ravie de vous avoir ici. Qu'est ce que ça fait d'être ici, de faire parti de l'AFI Festival ?

Juliane Moore : Nous sommes tellement excités, honnêtement. Je veux dire, c'est notre troisième festival il me semble, je ne sais pas. Les retours du film ont été tellement merveilleux. Je veux dire, la peinture est à peine sèche ici. Nous avons en fait fini de tourner fin mars. Donc être terminé et sortie dans les festivals avant la fin de l'année, c'est très surprenant. 

Kristen : C'était génial. J'ai connu Julianne il a quelques années. J'ai toujours voulu travailler avec elle. C'est juste le type de personne qui vous laisser entrer en elle, ce que la plupart des personnes n'ont pas le courage de faire. Je pense qu'avoir été pousser à ça est fun. C'est là qu'un acteur est meilleur qu'un autre avec lequel c'est "Allez, Allez, Allez". C'est l'une des personnes les plus inspirantes, donc la voir faire ce qu'elle a fait tous les jours m'a donné envie de faire en sorte que ce que je faisais rendait juste à son histoire. 

Julianne : Tout était spécial. C'était un groupe de personnes vraiment extraordinaire. On a travaillé très dur, vraiment très vite. On a tourné à New-York City où je vis, on avait quatre semaines pour tourner. Il faisait vraiment très très froid. Tout le monde était là-bas, car ils voulaient vraiment y être. On était là-bas car c'était une histoire qu'on voulait raconter. Je suis tellement reconnaissante envers Kristen d'avoir fait ce film, et Alec Baldwin. On est chanceux de les avoir. C'est plutôt génial.



mercredi 5 novembre 2014

Kristen Stewart : Podcast de l'interview avec Josh Horowitz pour MTV.





 Josh: Salut les gars! Bienvenue dans une nouvelle audition de "Happy-Sad-Confused". Ici Josh Horowitz. Pour ceux d'entre vous qui ont déjà écoutés mes précédents podcasts, merci d'être encore de la partie et pour ceux qui sont nouveaux, bienvenue à bord! C'est le bon endroit pour commencer par l'invitée de cette semaine - et chaque semaine nous essayons de discuter avec les acteurs/actrices - réalisateurs/réalisatrices les plus intéressant(e)s, entre tout à fait dans cette catégorie. Depuis que j'ai commencé à faire des podcasts, quelques noms ont petit à petit fait leur chemin sur Twitter, le nom de personnes avec qui vous vouliez que je discute et… je suis très heureux d'accueillir une personne qui a été énormément demandée. L'invitée de la semaine est Kristen Stewart bien entendu! Vous savez, elle est très jeune mais elle s'est forgée une carrière si incroyable - même si vous voulez jeter à la poubelle les films de la saga Twilight, ce que vous ne devriez pas faire parce qu'ils représentent une grosse partie de la culture pop de ce cinq à dix dernières années - avec des films comme "Panic Room" à l'époque, "Into The Wild", "Adventureland" et trois films dont nous allons parler aujourd'hui ainsi que son talent face à la caméra et son intérêt à aller de l'avant avec enthousiasme dans des endroits vraiment cool. Kristen est unique sans aucun doute et j'ai eu beaucoup de chance de… j'ai l'impression d'avoir parlé avec Kristen Stewart plus que n'importe quel autre journaliste sur la planète grâce à MTV qui m'a fait couvrir Twilight. Ça a vraiment été génial de pouvoir la connaître au fil des années et à mesure que la saga prenait de l'ampleur. Vous allez avoir la chance d'entendre une Kristen plus détendue et plus franche que ce que vous n'auriez crû. Vous savez, elle semble parfois un peu mal à l'aise lors d'émissions télévisées parce que ça n'est franchement pas l'endroit qu'elle préfère mais, voici une conversation prolongée et je pense que vous allez découvrir un peu la Kristen que je connais. Il y a trois films que je veux mentionner. L'un d'eux sort très bientôt "Camp X-Ray" (17 octobre aux USA), un petit film vraiment intéressant dans lequel Kristen a tourné et qui raconte l'expérience de son personnage en tant que garde dans la prison de Guantánamo. J'ai aussi eu la chance de voir un film appelé "Still Alice" dont vous allez beaucoup entendre parler les gars. Il sort en décembre (finalement le 16 janvier 2015 aux USA) avec Kristen Stewart et Julianne Moore, cette dernière qui interprète une femme souffrant de la maladie d'Alzheimer à un stade précoce et c'est un film vraiment déchirant mais qui est très bien raconté. Et nous discuterons également un peu de "Sils Maria" qui a en quelque sorte fait le tour des festivals internationaux dans lequel Kristen joue super bien et où elle joue l'assistante d'une grande star de cinéma interprétée par Juliette Binoche. Donc c'est vraiment cool de retrouver Kristen dans des films indépendants où elle se sent à l'aise ainsi que de simplement l'avoir invitée dans mon bureau pour discuter un petit peu. J'espère que vous aimerez cette conversation et n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez sur Twitter, faites passer le mot sur joshuahorowitz et abonnez-vous à notre chaîneYoutube les gars. Sans plus attendre, voici l'adorable Kristen Stewart!

- Kristen:
c'est ton bureau? Oh, ouah!
- Josh: qu'est-ce que tu en penses, il reflète qui je suis, ce que tu imaginais?
Kristen: c'est mignon, c'est marrant… dans le repaire du lion! (rires)
- Josh: c'est mon surnom ici, "Le Lion"! (rires) Tu as aussi un bureau?
Kristen: oui, j'ai un bureau à la maison.
- Josh: qu'est-ce qu'il y a à l'intérieur ?
- Kristen: beaucoup de souvenirs, beaucoup de cadres photos offerts lors des tournages.
- Josh: est-ce que tu prends toujours un souvenir de tes tournages ou est-ce que ça arrive naturellement? 
- Kristen: ça arrive assez naturellement. Parfois j'arrive à la fin de quelque chose et je n'ai absolument rien alors là, je m'arrange pour prendre quelque chose. 
- Josh: tes parents travaillaient bien sûr dans l'industrie et je me disais qu'étant donné ce qu'ils font et ont fait, est-ce que tu crois que cela a eu un impact sur ta manière d'agir sur les plateaux de tournage, par exemple sur ton appréciation des équipes, des rôles de chacun sur le plateau?
- Kristen: ouais, mes premiers pas dans le business, je les dois au fait que j'idolâtrais mes parents et je trouvais cela tellement cool qu'ils aillent travailler et reviennent à la maison avec tant d'histoires, qu'ils vivent des choses aussi riches. Tous les parents ne peuvent pas dire qu'ils aiment carrément leur travail alors que c'est le cas pour les miens. J'étais tellement curieuse par rapport à ce qu'ils faisaient quand ils partaient de la maison 18 heures sur la journée ou quand ma mère est partie en Thaïlande durant 3 mois et revenue à la maison pour 6 mois. Je voulais vraiment en faire partie moi aussi, j'aurais fait n'importe quoi… je me sens comme un membre de l'équipe du film. Je déteste cette séparation qui est faite… tu sais, les gens sont intimidés et pensent qu'il existe une ligne séparatrice invisible entre les acteurs, les réalisateurs, les producteurs et tous les autres membres de l'équipe. J'essaie tout de suite de mettre fin à cette idée, dès que j'arrive sur le plateau de tournage, je dis 'non les gars, on est carrément en train de le réaliser ensemble'.
- Josh: ouais, ça doit vraiment être une sacrée expérience quand un acteur/une actrice, nous ne donnerons évidemment pas de nom, se comporte comme s'il/si elle était plus importante.
- Kristen: c'est juste horrible. Personne ne veut de ça car personne ne se sentira fier et heureux à la fin de la journée d'avoir contribué à quelque chose, d'avoir réalisé un truc cool, d'avoir appris quelque chose, etc. C'est nul. J'ai eu de la chance, je n'ai jamais vraiment travaillé avec des enfoirés (rires), peut-être quelques-uns mais je ne m'en souviens pas.
- Josh: est-ce que lors des visites que tu rendais à tes parents sur les plateaux, il y a des gens que tu as rencontrés et avec qui tu aurais aimé travailler?
- Kristen: ma mère a travaillé avec un réalisateur appelé Bryan Levant durant un certain nombre d'années et qui s'est occupé d'enfants qui aspiraient au métier. Grâce à lui, j'ai été figurante dans le film "Les Pierrafeu à Rock Vegas". C'était juste l'expérience d'une journée et je disais 'c'est trop cool' et là il me dit "va mettre une tunique" et je me suis dite "OUAIS, j'ai réussi!" (rires). Je me souviens d'un film de Noël auquel elle a participé, "Jack Frost", c'était vraiment sympa de voir un plateau de tournage avec de la fausse neige.
- Josh: donc tu avais déjà quelques films à ton actif quand tu as joué dans "Panic Room" mais il a vraiment été le premier pour lequel tu as fait des conférences de presse et dans lequel tu as vraiment montré ton talent.
- Kristen: oui, j'ai joué dans un film avant "Panic Room", et j'ai découvert ce que cela faisait de donner des interviews pour des films et quand ça a commencé, j'étais tellement effrayée. Je prenais ça trop au sérieux. Je me souviens de cette interview faite dans une boutique qu'un ami tenait et qui se trouvait dans le bas de ma rue. Je suis entrée et tout était mis en place genre les chaises, les caméras, les micros, etc. J'avais 11 ou 12 ans et quand le film est sorti au cinéma, nous avons dû en parler et j'étais simplement déconcertée par ma responsabilité à vendre et parler de cette expérience personnelle.
- Josh: "hé attends, je ne fais que mon travail!" (rires)
- Kristen: ouais, je suis encore déconcertée par tout ça (rires) 
- Josh: c'était donc l'une de tes véritables expériences sur "Panic Room" évidemment mais ce qui me frappe, c'est que le réalisateur David Fincher n'est pas une expérience classique pour tous les acteurs; il vient de réaliser "Gone Girl" qui est juste incroyable.
Kristen: je ne l'ai pas encore vu!
Josh: donc à ce moment-là, est-ce que tu t'es rendu compte, en sachant que tu avais très peu joué auparavant, que c'était une expérience absolument énorme étant donné qu'il veut que ses acteurs jouent à un certain rythme, qu'il fait énormément de prises, etc?
- Kristen: grâce à l'expérience de ma mère en matière de réalisations de films, je savais que c'était une expérience élevée beaucoup plus intense et énergique. Le tournage a pris tellement de temps, je pense que ça a dû prendre 8 mois au total, nous avons répété durant 2 semaines puis Jodie est venue sur le plateau. C'était comme une grosse tranche… ça représentait presque une année scolaire pour moi.
Josh: tu avais peur de ne pas faire bonne impression.
Kristen: (rires) c'est toujours le cas.
Josh: tu en rêves encore. (rires)
Kristen: je rêve encore qu'un jour, peut-être, je serai capable de bien m'en tirer.
Josh: as-tu jamais essayé de faire autre chose genre participer à une série comme celles sur MTV et dans lesquelles beaucoup d'acteurs veulent jouer? Est-ce que ça faisait partie de tes choix ou est-ce que ce n'était juste pas ton truc?
Kristen: quand j'étais vraiment jeune, bien avant que je n'aie obtenu mes tout premiers boulots, je passais des auditions pour des publicités, j'aurais passé n'importe quoi en fait. Je n'étais pas du tout bonne à ça. Ça ne m'intéressait pas, je m'amusais tellement à auditionner pour des films, même l'année où j'ai auditionné ("Panic Room")… ça me semble étrange de dire ça, j'ai l'impression que ça fait un an alors que j'avais 9 ans et que donc ça fait longtemps maintenant. Bref, je m'amusais tellement quand je me retrouvais dans la même pièce que des réalisateurs et que je passais des castings, je jouais des scènes, etc. Et je détestais me lancer dans un projet où aucune créativité n'avait été insufflée avec énergie. Même quand j'étais petite, ça me semblait si évident que la créativité était importante.
Josh: tu avais déjà un détecteur intégré (rires)
Kristen: Ouais et je leur disais "ah…" (rires) J'aurais participé à une série télé mais j'ai eu un peu de chance car j'ai pu tourner dans des films à un très jeune âge et c'est pour ça que j'ai continué là-dedans.
Josh: et qu'est-ce qu'il se passe ou ce qu'il s'est passé quand un déclic se fait dans ta tête pour toi-même ou pour un acteur lors d'une scène? Est-ce que tu cries quelque chose du genre "ça ne sonne pas vrai!" ou…?
Kristen: ouais, tout le temps. En fait à la fin du film, lors des soirées où on fête la fin du tournage, un montage est diffusé pour que tout le monde puisse le voir et je réagis juste en disant "NON! NON! Merde… Menteur, menteur!" (rires) Ouais, je ne sais pas continuer, et les réalisateurs me disent 'ne t'arrête pas de jouer, c'est ok, j'aimais bien ce que tu faisais. Tu as peut-être perdu le truc durant une seconde mais il y avait vraiment moyen que tu retrouves ça. Si tu t'arrêtes constamment, tu…
Josh: ouais, c'était juste un problème momentané.
Kristen: du coup, j'essaie d'être meilleure et d'aller de l'avant malgré les choses qui ne fonctionnent pas mais comme on s'en doute, il vaut mieux ne pas rester avec cette mauvaise impression et se sentir stupide. C'est comme s'il y avait un honneur derrière, si vous vous rétamez, c'est juste "beurk!" Tu te dis 'oublie ça, recommence'.
Josh: est-ce que tu fonces sur un coup de tête ou est-ce que tu te pousses à sortir très loin de ta zone ce confort et à faire quelque chose de fou genre tu te dis "aujourd'hui, je vais jouer dans une comédie du réalisateur Judd Apatow"…?
Kristen: j'adorerais faire ce genre de truc, je sauterais dedans tête la première. Tu sais, il est question de trouver les bonnes personnes, de se sentir à l'aise, etc. Je viens de finir le tournage d'un film de Drake Doremus ("Equals") et je l'adore vraiment en tant que réalisateur. Son approche coïncide vraiment avec la mienne mais aussi… tellement de gens m'ont dit "on va vivre une véritable expérience". Il n'y avait aucune attente ici, il n'y a rien ni personne qui te pousse. Peu importe ce que nous finissons par faire, c'est ce que le film est censé être, c'est nous. Nous allons nous y mettre, c'est tout. Personne ne suit jamais vraiment tout ça (rires), il y a toujours des attentes, il y a toujours cette ligne, cette chose émotionnelle. Drake Doremus aime vraiment vivre cette expérience plutôt que de découvrir ce que c'est par après, il aime juste donner l'impulsion pour la forme du film. Ce que je veux dire, c'est que j'adorerais jouer dans une comédie si ça se présentait comme ça… parce que je ressentirais tellement la pression, ouais, je me dirais "ugh, je ne suis pas marrante, je ne peux pas…" Il faudrait que ce soit un film où je me dis "non, ne pense foutrement pas ainsi, fais-le c'est tout." Il faut vraiment que ça soit très bien.
Josh: et pour le film de Drake Doremus, à quoi est-ce que le travail ressemblait? Il avait un scripte ou autre chose?
Kristen: il a travaillé à partir d'un scripte pour la première fois. D'habitude, c'est à partir d'un plan. Le scripte était là pour savoir ce que tu faisais, il nous informe en quelque sorte sur ce que nous sommes supposés faire mais jamais sur ce que nous devons dire.
Josh: et où est-ce que tu as tourné le film, à Singapour? Où étais-tu cet été? Que s'est-il passé?
- Kristen: nous avons principalement tourné à Tokyo. En gros, on a passé un mois au Japon et un mois à Singapour.
Josh: ça a dû être génial.
Kristen: c'était incroyable. C'est comme si nous avions été entièrement en vacances. Nous avons été à droite et à gauche, nous étions sur une île, nous avons roulé jusque Kyoto, je n'avais jamais été ailleurs qu'à Tokyo. C'est l'un des endroits que je préfère au monde. J'adore le Japon, j'adore la façon de vivre, les gens… je n'ai jamais rencontré quelqu'un qui se comportait d'une manière étrange, irrespectueuse, qui était mal à l'aise, etc. Ils savent carrément comment vivre. Ils ont tout compris là-bas (rires).
Josh: tu reconsidères le fait…
Kristen: d'aller emménager à Tokyo, ouais (rires).
Josh: je n'y suis jamais allé.
Kristen: oh, tu adorerais ça. C'est tellement fascinant.
 - Josh: je suis récemment allé pour la première fois en Asie, c'était très intense mais très… 
Kristen: différent, ça l'est tellement.
Josh: c'est comme un saut dans le futur
Kristen: ouais, Singapour l'est carrément. La ville n'a peut-être que 50 ans mais en gros, il n'y a que des centres commerciaux, des gratte-ciels qui semblent venir de… "Equals" (rires), du film quoi. C'est vraiment une ville futuriste.
Josh: si je comprends bien, tu recherches de l'authenticité sur les plateaux de tournage, est-ce que ça s'applique toujours aux acteurs autour desquels tu as gravités, les gens avec qui tu travailles, etc?
Kristen: définitivement. J'ai beaucoup de respect pour les gens qui créent des personnages qui sont complètement différents. J'ai juste l'impression que c'est un peu psychotique et pas vrai. C'est chouette mais ça n'est pas ce que je préfère. Je préfère ne pas regarder quelqu'un en train de penser à qqch de déjà fait et de juste te le livrer. Je veux te voir en train de te surprendre, je veux voir quelqu'un qui a peur. Je pense que ces gens-là sont généralement plus disposés à le faire.
Josh: est-ce qu'il y a des acteurs/actrices que tu as vu(e)s et qui sont ainsi? 
Kristen: Julianne Moore et Juliette Binoche. Même si elles sont différentes, leurs approches sont totalement différentes.
Josh: et quand tu étais plus jeune et que tu as travaillé avec le réalisateur Bart Freundlich, quand tu as joué dans le film "Catch That Kid". 
Kristen: ouais, j'adore Bart et sa famille (c'est le mari de Julianne Moore). C'était vraiment chouette de travailler avec elle. J'ai vraiment été chanceuse parce que les femmes avec qui j'ai travaillé ont joué le rôle d'une mère à l'écran. Ce sont des personnes incroyables mais avec elle, j'ai envie qu'elle soit vraiment ma mère (rires). J'aime ma mère mais j'aimerais en avoir deux. C'était tellement facile de jouer sa fille, c'était comme respirer.
Josh: parlons un peu de "Sils Maria" qui est génial aussi. J'adore ton personnage, tu as du bien t'amuser avec ce genre de rôle. Il y a des lignes que tu dis… ça a dû te faire ressentir quelque chose parce que c'est ce qui t’arrive de toute façon.
Kristen: j'étais comme étourdie en disant mes lignes. C'est comme si ça s'adressait à moi mais ce n'était pas le cas. Quand Olivier Assayas a écrit le scripte, il ne pensait pas du tout à moi. Ouais, c'était à mourir de rire. C'était tellement intéressant d'en parler sur le plateau. Cela rend le film encore plus pertinent et intéressant parce que vous sentez bien que je sais de quoi je parle tu sais, plutôt que d'avoir quelqu'un qui dit ses lignes et n'est pas vraiment familier avec ça. Je devais vraiment m'empêcher de sourire, je devais m'empêcher de rougir en les disant. Je me retournais et je disais "Ohoh, c'est super marrant!"
Josh: c'est génial parce que tu dois avoir l'occasion de voir ce que doit être une relation vraiment étrange et unique entre les acteurs et leurs assistants personnels. Ça doit un peu brouiller la relation parce qu'au final, tu le paies et il est ton employé. Est-ce que c'est ce qu'il s'est passé avec toi, je suppose que toi aussi tu as reçu de l'aide au fil des années d'un assistant comme ça.
Kristen: ouais, mon assistant est devenu mon meilleur ami pendant des années, il l'est toujours.
Josh: est-ce que ce n'était pas étrange? Il n'y a pas eu un moment où c'était du genre "attends…" (rires)
Kristen: non! (rires) 
Josh: "tu es mon ami mais, attends!"
Kristen: ouais, je veux travailler avec lui, je veux réaliser des films avec lui. Jusqu'à un certain point, je lui disais "euh, je ne veux pas… TU ne veux vraiment pas travailler pour moi. Tu es mon ami, c'est tout. Va faire ce que tu veux." Mais c'est étrange, surtout dans le cas du film. Vous avez cette femme qui est très seule et isolée et tellement co-dépendante de cette relation avec son assistante. Elles sont fascinées l'une par l'autre, c'est beaucoup plus qu'une relation professionnelle mais cela se produit sans arrêt. Je le remarque chez des acteurs et leur assistant, ils sont tout l'un pour l'autre. Ils remplissent tellement de rôles, tu sais, ce que tu recherches dans la vie c'est la relation de base comme une sœur, un ami, une mère. Les deux personnes inversent même les rôles genre parfois je suis sa mère et parfois c'est elle qui le devient.
Josh: est-ce que Juliette Binoche était une actrice intimidante ou est-ce que c'est parce qu'elle est Française, parce que c'est comment son corps bouge? 
Kristen: ouais, elle pourrait vraiment t'ensorceler. Elle est incroyable, elle est tout ce que tu peux imaginer. "Elle doit être très exaltante, excentrique, prétentieuse, intimidante. Elle doit démarrer sa journée avec une cigarette et une tasse de café." Tout ce à quoi vous vous attendriez d'une actrice française emblématique. Juliette Binoche est tellement intelligente et elle s'exprime d'une façon qui n'est tellement pas américaine, c'est tellement marrant, et elle vous aide à vous révéler à vous-même, elle vous place en dehors de tout ce…
Josh: elle te coupe de tout.
Kristen: ouais, instantanément. Tout le monde est juste "boum" et ton cœur se retrouve sur la table. C'est vraiment un sérieux pouvoir. Juliette est une femme puissante.
Josh: est-ce que tu gardes le contact avec les autres acteurs avec qui tu as joué?
Kristen: ouais, nous y avons pensé. Il y en a beaucoup. Je veux encore travailler avec lui (Olivier Assayas), et j'adore Michael Shannon (elle a joué avec lui dans "The Runaways").
Josh: Il est génial, n'est-ce pas?
Kristen: ouais, il est tellement impressionnant. 
Josh: il a une de ses présences quand il entre dans une pièce.
Kristen: ouais je sais, et même physiquement, il est tellement grand.
Josh: pour en revenir à ces trois films, je sais qu'il y a eu une sorte de pause qui n'était pas prévue avant ces films. Je me demandais, est-ce qu'ils sont venus de manière tout à fait aléatoire parce que je sais que "Camp X-Ray" a été le premier film que tu filmais après cette pause?
Kristen: ouais, j'avais lu le scripte puis on a commencé à le tourner. Et concernant les autres projets que j'avais, je pense que j'avais dû lire "Still Alice" il y a quelques années et tu sais qu'il faut parfois du temps avant que le tournage d'un film ne se mette en marche.
Josh: est-ce que tu as tourné celui-ci à New-York?
Kristen: oui, c'est la première fois. Je n'avais jamais vraiment tourné un film là-bas.
Josh: et qu'est-ce qu'on devrait faire pour que tu viennes vivre ici à New-York?
Kristen: (rires) j'aime Los Angeles mec. J'aime aussi New-York, je vais souvent là-bas.
Josh: j'ai l'impression qu'on en revient encore au cliché où les New-Yorkais sont contre les gens qui vivent à Los Angeles.
Kristen: c'est ton cas, et c'est bien triste (rires) parce que Los Angeles n'est tellement pas remplie que par des stars. 
Josh: vraiment?
Kristen: ouais. C'est super! Franchement, c'est une mauvaise image qu'on en a. La plupart des gens qui n'aiment pas Los Angeles, ou du moins dans notre industrie, c'est parce qu'ils y vont pour travailler ou parce qu'ils connaissent certaines personnes. Vous pensez que tout le monde travaille pour le même business mais ça n'est tellement pas le cas. Vous grandissez, vous allez à l'école et la plupart des gens que tu connais n'ont aucun lien avec l'industrie cinématographique. Ce sont juste des gens normaux qui vivent à Los Angeles et qui ne sont pas faux, bizarres, qui boivent comme des trous, etc. C'est juste que tu n'as pas vu tous les chouettes côtés (rires).
Josh: ok, fais-moi une liste des choses cool et appelle-moi (rires). Hum, que ce soit à New-York ou ailleurs, est-ce qu'il y a des pièces de théâtre auxquelles tu penses?
Kristen: je n'en ai pas vu beaucoup. 
Josh: il y a quelque chose dans la nature de ce que c'est. Est-ce que ça n'est juste pas ta méthode de travail ou ça ne fait pas partie de la liste des choses que tu veux faire pour une quelconque raison?
Kristen: je pense que c'est parce que je ne suis pas familière avec ça donc je n'ai jamais considéré la chose. J'aime travailler très dur et j'aime le travail constant. Je ne suis vraiment pas intimidée par le mot "travail" mais c'est différent. J'aime en quelque sorte les périodes de travail vraiment acharné et voilà. J'aime vraiment ce côté intimité et je ne dis pas que vous n'avez pas ça lors des répétitions (au théâtre) mais je serais disposée à essayer. Je pense qu'il y a une chose que je pourrais apprécier, c'est ressentir la pression qui est une énorme source de motivation. S'il y avait 100 personnes devant moi je me dirais 'pfiou, lance-toi" genre "tu ferais mieux de te lancer maintenant!" Tu comprends? C'est vraiment ça que je voudrais ressentir, savoir ce que cela fait d'être sur scène. J'aime la continuité, être capable de raconter une histoire du début à la fin, tous les soirs, et savoir ce que cela fait d'avoir un public devant soi. 
Josh: c'est intéressant parce que j'en ai discuté avec quelqu'un d'autre et il me demandait si je pourrais en être capable et cela rejoint ce que tu viens de dire parce que, peut-être que tu l'as remarqué après toutes ces années, en dehors de MTV, je ne suis pas vraiment une personne très sociable et je pense que je surcompense tout en me mettant dans des situations dingues, comme si j'essayais de passer au travers de toute cette merde (rires).
Kristen: ouais, tout à fait. C'est bizarre, tu n'es pas quelqu'un qui semble vouloir devenir quelqu'un du genre "je vais devenir…" Ouais, exactement!
Josh: mon Dieu, non, noooon.
Kristen: je peux tout à fait comprendre ça. Je me sens comme ça la plupart du temps, pas sur un plateau de tournage mais plus quand je fais une quelconque interview de presse, comme chez Jimmy Fallon, mes mains deviennent durant les 10 minutes que je reste (rires).  Emma Stone m'a carrément impressionnée quand elle a fait cette bataille de 'lip-sync'. Je regarde presque toutes les vidéos sur Youtube maintenant et franchement, je me prosterne devant elle (rires). J'ai toujours été une grande fan, je pense qu'elle est hilarante mais sérieusement, je ne pourrais jamais… il n'a foutrement aucun moyen que je… (Kristen tente de nous dire LOL qu'elle ne serait carrément pas capable de faire ce qu'Emma Stone fait) je suis tellement épatée par cette performance. 
Josh: je l'ai vue hier dans le film "Birdman" et oh mon Dieu… 
Kristen: ouais? C'est un bon film.
Josh: ouais, c'est le plus beau film que j'ai vu cette année.
Kristen: je pense que c'est un film qui a été tourné de manière continue où il y a eu très peu de prises.
Josh: ouais, et je suis vraiment un gros fan de ce type de technique. Ce n'est évidemment pas tourné en une seule prise mais c'est vraiment bien masqué mais la réalisation, la performance des acteurs… c'est incroyable. Sinon, est-ce que tu regardes des émissions, des séries, des films? Qu'est-ce que tu regardes en ce moment?
Kristen: je suis partie durant une semaine donc non, pas encore. 
Josh: est-ce qu'il y a une émission de télé que tu aimerais regarder?
Kristen: ouais, "House of Cards", je ne l'ai pas encore vue. J'ai travaillé avec une actrice qui joue aussi dedans donc je veux le voir. 
Josh: il y a aussi la série "Fargo". 
Kristen: vraiment? C'était vraiment bizarre quand j'ai regardé les Billboard parce que je me disais "quoi… QUOI?" Et c'est très bon?
Josh: c'est une des meilleures séries que j'ai vue.
Kristen: ouais, "Fargo" est un de mes films préférés (la série est tirée du film en réalité)
Josh: et c'est étrange parce qu'il ne s'agit pas vraiment d'une suite, c'est comme un copie du film "Fargo" mais c'est incroyable. Durant tes "congés" ou quand tu es sur un plateau mais que tu ne tournes pas, est-ce que tu écris ou est-ce que tu prévois des trucs?
Kristen: et bien comme tu le sais, j'écris beaucoup de poèmes donc je continue à faire ça (rires). En fait, j'en ai lu un pour une scène dans le film "Equals" et je me suis sentie tellement vulnérable à ce moment-là et je me disais "allez, fais-le c'est tout". C'était cool. J'ai enfin écrit mon court-métrage. C'est juste un petit truc que j'ai envie de faire. 
Josh: tu as récemment réalisé quelque chose pour la première fois, le clip-vidéo d'une chanson… quoi? 
Kristen: ouais, non rien. C'était génial, j'ai passé un bon moment. J'ai juste eu à suivre mes amis où ils allaient et j'ai fait un montage avec tous les moments de la vie de mon amie que j'ai filmés. C'était vraiment marrant, j'ai été à Nashville, Los Angeles et j'ai conduit vers d'autres endroits et c'est génial. 
Josh: et tu as aussi joué dans un clip vidéo de Jenny Lewis. Il ne te restera plus rien à faire pour l'année prochaine 
Kristen: c'était tellement marrant. C'était un autre défi où je me disais aussi "fais-le un point c'est tout". Au départ je me disais que j'étais incapable de lui parler donc je ne pouvais juste pas dire non.  
Josh: et ta performance dans le clip semblait être…
Kristen: je ne savais même pas à quoi m'attendre. Elle m'a juste dit "allez, on va juste s'amuser" et je me suis dite "ok, je ne sais même pas ce que ça veut dire" mais je ne peux pas dire non.
Josh: (rires) après avoir parlé de toi dans des milliers d'interviews.
Kristen: je ne peux pas ruiner ma vie et dire non, je devais me faire une faveur et me lancer. 
Josh: il y avait aussi Anne Hathaway et aussi Brie…
Kristen: ouais, Brie Larson. Elle est tellement cool. C'était vraiment une bonne journée avec de super nanas. 
Josh: en parlant de super filles, cela me frappe quand des filles font des discours, comme Emme Watson qui l'a fait pour le mouvement HeForShe lors de la conférence des UN Women.
Kristen: ouais, c'est cool aussi.
Josh: donc, est-ce que tu crois que maintenant, quand je pense au fait que tu es passée au travers de toute cette folie médiatique, tu pourrais faire quelque chose comme ça? Est-ce que tu te sentirais à l'aise en étant davantage spontanée de cette manière (en faisant des discours)?
Kristen: j'adorerais mener un projet ou financer certaines choses mais je ne me lèverai pas devant toi pour faire un discours. Cela ne va sans doute jamais se produire, sauf si quelque chose se produit (rires). Je la respecte vraiment pour ça, elle a vraiment été géniale. Ouais, je pense que tu peux faire changer les choses sans être un porte-parole. Mais qui sait, peut-être que quelque chose se produira et que je ressentirai le besoin de crier quelque chose sur les toits mais je n'en suis pas certaine. 
Josh: tu es sans doute au courant de ce qu'il se passe avec Stephenie Meyer et d'autres personnes concernant un projet sur Twilight. J'ai appris ça il y a peu. Tu t'es dite "Oh bon sang, c'est reparti!" ?
Kristen: récemment?
Josh: ouais, peut-être qu'ils n'ont pas encore réussi à t'en toucher un mot mais je suis au courant (rires). Et il est question de vidéos qui vont ensuite être jugées, peu importe comment on appelle cela. Et donc, est-ce que tu te dis "Oh mon Dieu, et c'est repartiiiiii." ?
Kristen: je suis plutôt en contact avec eux (ceux qui ont participé à la saga). Ce n'était pas bizarre, j'étais assez curieuse et plutôt flattée qu'ils veuillent que j'en fasse partie mais je trouve ça chouette. Je trouve ça cool qu'il y ait des femmes dans les films et de manière générale, je suis toujours intéressée de voir ce que les gens créent.   
Josh: apparemment, vous n'avez jamais pensé à ce que serait la suite logique à tout ça et on dirait que ce projet vient du public donc c'est amusant de voir ce que les fans ont imaginé pour nous.  
Kristen: oui, c'est un chouette petit projet. Je ne sais même pas exactement de quoi il s'agit, j'ai hâte de voir ça. Je ne sais pas non plus si c'est à grande échelle, comment ils ont obtenu l'argent pour réaliser leur films, qui ils sont, quel âge ils ont, etc. Je ne sais rien du tout donc je suis curieuse.
Josh: tu auras peut-être remarqué qu'il y avait un chapeau d'Indiana Jones sur mon bureau et des questions y ont été mélangées. Tu n'es pas obligée de répondre à toutes mais je te propose qu'on finisse l'interview avec quelques-unes d'entre elles et voir ce que le destin a prévu pour toi.  
Kristen: zombies ou vampires?
Josh: mon Dieu… (rires)
Kristen: je n'aurais pas pu choisir une question meilleure que celle-ci.
Josh: ou pire, ça dépend ton point de vue.
Kristen: ok hum, je n'ai pas vraiment de réponse à ça.
Josh: (rires) 
Kristen: est-ce que la drogue et /ou la prostitution devraient être légalisées?
Josh: je ne sais pas ce que tu as dans les mains mais tu viens de prendre une question super intéressante.
Kristen: je pense qu'il y a deux aspects d'un même problème, que je comprends tous les deux. Je ne sais pas, je n'ai pas de réponse. Je me pose la question aussi, ce serait intéressant de voir comment les gens réagiraient si on leur disait non. Parce que cela rend la chose vraiment attirante quand quelqu'un te dit non mais en même temps…  
Josh: oui, surtout quand on sait que certains états ont légalisé la marijuana donc je comprends ça.
Kristen: ouais, je ne vais peut-être pas répondre à celle-ci. Quand j'étais enfant, mon héros était… C'est bien. Je n'en avais pas vraiment en fait. Quand j'étais à l'école maternelle, je voulais être une star du rock et dès que j'ai eu 9-10 ans, j'ai voulu être actrice mais je n'ai jamais pensé "je veux être une star du cinéma". J'ai plus pensé à vouloir être musicienne pour être honnête. 
Josh: ça n'aurait donc pas été quelqu'un de dangereux.
Kristen: je sais, je suis bizarre. Quand j'étais toute petite j'étais vraiment à fond sur Jim Morrison. Je ne comprenais pas du tout ce que les paroles voulaient dire mais ça avait l'air cool (rires).
Josh: ça a vraiment été un plaisir de te voir.
Kristen: merci mec.
Josh: et félicitations pour tous les films, "Camp X-Ray", "Sils Maria" et "Still Alice" et je sais que les gens ont juste hâte d'aller les voir. Et encore merci d'être venue me parler dans mon bureau.
Kristen: non, merci à toi de m'avoir reçue.

mardi 21 octobre 2014

Kristen Stewart : Portrait & Interview pour USA Today.


Il y a presque deux ans précisément, Kristen Stewart était voûtée dans un coin sombre du restaurant de Tribeca Grand Hotel, en sirotant un verre de vin rouge et regardée la salle sans relâche. 

Elle ne détestait rien d'autre que quand des personnes la repère, reste bouche bée et ensuite prétende que rien ne s'est passé. Par contre, elle déteste aussi la sensation d'être regardée fixement, ce qui accompagne la plupart des personnes célèbre quand ils sont repérés à faire des choses comme manger ou boire ou prendre de l'essence.

En cet après-midi ensoleillé, légèrement venteux, dans le hall de l'hôtel Greenwich pour promouvoir son dernier film, Camp X-Ray, Kristen Stewart, 24 ans, jette souvent des coups d’œil autour de la salle, mais elle est visiblement plus détendue, à l'aise et calme.

"Je suis vraiment heureuse en ce moment, très heureuse," dit-elle. "Je ne regarde définitivement pas furtivement - j'aime regarder autour des choses. Je me sens bien. Je ne surmonte pas la peur en ce moment."  

(...)

Ces jours-là (dans ses précédentes promo), Kristen Stewart dit, "J'avais peur de beaucoup de choses. Je ne surcompensais pas mais je compensais. Maintenant, je n'ai pas d'appréhension à propos de rien, ce qui est génial. Je peux être derrière tous mes efforts créatifs plus qu'avant. Je suis très heureuse et stimulée et inspirée et détendue."

Elle ne s'expliquait ou ne se plaignait pas, elle gardait la tête baissée et faisait interview après interview, avec une envie de retourner à sa journée de travail pour garder un certain sens de l'équilibre et de concentration. Mais, comme ils disent, attention à ce que vous espérez. Maintenant, avec sept nouveaux films à son actif, Kristen Stewart ressent le contraire, un profond besoin d'une pause.


"Je le fais toujours." 

Financièrement, elle se sent libre si et quand elle veut, merci à ces années en tant que Bella Swan, en face de l'Edward Cullen de Robert Pattinson. Et même si elle dit qu'elle n'a jamais été "très orientée métier" ou "enclin économiquement," Kristen Stewart sait qu'à l'avenir, elle peut prendre et choisir ce qu'elle veut faire, sans se baser sur les paiements de prêts immobiliers mais sur les désirs artistiques.

"Tous le monde dit, "tu vas retourner faire des films indépendants." J'ai essayé de faire des films indépendants entre chaque films Twilight. Je le fais toujours," dit-elle. "En plus, Twilight était initialement un génial film indépendant pour adolescent. Il y avait quelque chose à propos de ça que je pensais être génial et spécial. Je n'essaie pas de faire penser aux gens que je suis sérieuse ou autre chose. Les rôles pour les femmes à Hollywood - ils sont très étroits catégoriquement. Quand un bon scénario sort du lot en étant unique, je saute dessus."

Et elle n'a que des bons souvenirs sur Twilight, sans aucun ressentiment de tout bagage qui a suivi.

"Qu'est-ce que je retiens de ça ? Je veux faire un bon travail. On a tous travaillé très dur sur ces films, en fait. Chaque moment et chaque jours nous ont conduits là où nous sommes maintenant. Être dans quelque chose de plus grand que moi était un bon test pour mon personnage et une bonne introduction à moi-même. C'était un processus accéléré de devenir adulte," dit-elle sur la célébrité déclassée en tant que Bella.

Cette fois, sa sortie principale est Camp X-Ray (en sortie limitée), met en vedette Kristen Stewart en tant que soldat de l'armée naïf à Guantánamo.

Bien que d'abord elle fait face à des prisonniers politiques qui semble, pour elle, présenter une petite menace, elle en vient à comprendre toute la complexité sur ce qu'est vraiment la guerre contre le terrorisme, et comme il est dépourvu de simples réponses ou des méchants et des victimes.

"Je ne suis définitivement pas de ceux qui s'emporte à propos des choses dont je tiens. Vous pouvez changer les choses d'une autre façon. C'est pourquoi faire des interviews à propos de ça est amusant pour moi. Mec, j'ai fais un film. Je pensais que c'était un rappel courageux," soupire-t-elle. "Ce n'est pas juste en aucune façon. ... J'étais vraiment contente de jouer une fille Américaine qui est tellement simple. L'exploration de la vérité et la découverte n'est pas ce pourquoi on est connu. Je sais que ça sonne vraiment négatif, mais je pense que c'est vrai. Je pensais que c'était intéressant d'avoir cette fille, une bonne personne, une personne douce, une fille positivement susceptible de faire quelque chose, qui veut s'oublier elle-même et veut être digne de quelque chose. Comment voulez-vous condamné quelqu'un qui veut servir son pays ? Le dénigrement de cette notion était vraiment intéressante.


La vie dans - et sur - la célébrité.

Après avoir repousser les avances en état d'ébriété de son patron, Amy Cole de Kristen Stewart est piégée dans une situation qui échappe à son contrôle, avec une hostilité à la fois implicite et évidente dirigée contre elle. Pendant tout ce temps, elle doit être pro avec les condamnés, détestée par les prisonniers sous sa surveillance.

En tant que personne célèbre, Kristen Stewart a t-elle eu le sentiment de se juger elle-même ?

"En fait, ouais," dit-elle. "Je n'ai jamais fais cette connexion. Bien sûr, que je ressens ça. C'est idiot. (Le jugement extérieur) est une projection transparente. C'est très étriqué. Cela n'a rien à voir avec moi. C'est les complexes de tous le monde."

Vêtue d'un petit top blanc, qu'elle tire souvent vers le bas, un pantalon noir jusqu'à la cheville et des baskets, ses cheveux rasés ébouriffés, Kristen Stewart est amusante, modeste mais la présence totalement sérieuse. C'est difficile de concilier la petite brunette assise en face de vous avec la grande célébrité dont les fans dévorent chaque détails de sa vie.

La célébrité, dit Kristen Stewart, est ce qu'elle est. "Je ne suis pas non plus que mal à l'aise avec parce que je m'y suis habituée. Je la traverse vraiment et me renforce chaque jours. Je suis mieux avec ça que je ne l'ai été. J'aime être mal à l'aise. J'aime défendre des choses," dit-elle.

Kristen Stewart vient juste de terminer son dernier film, le futuriste Equals, avec Nicholas Hoult et réalisé par Drake Doremus de Like Crazy. Le projet, dit-elle, l'a déchiré émotionnellement, et nécessité ce qu'elle pensait le temps qu'elle avait besoin : une pause pour être Kristen, la personne. Elle ne lira pas un seul scénario.

"Je vais prendre des vacances parce que j'ai travaillé pendant deux ans. Je suis une actrice et c'est ma forme d'art, et parce que j'ai commencé si jeune, je me suis souvent sentie intimidée et insuffisante quand je pense aux autres formes d'art que je veux créer. ... Je vais acheter un espace de vie et de travail au centre de L.A. et je vais faire quelques trucs avec mes mains. Littéralement, j'ai pris cette décision il y a des semaines," sourit-elle, en ajoutant qu'elle va aussi "réaliser un court métrage."

Et elle pourrait même faire l'impossible : sortir et trainer avec des amis sans que les paparazzi ne la suivent. Elle prend le bon avec le mauvais, sachant que le fait de se cacher est simplement une partie intégrante de la célébrité.

"Une chose qui va rester avec moi pour toujours c'est que j'aime vraiment travailler. J'adore le boulot. Je suis un peu d'accord avec l'isolement. Parfois, je me rends compte que ce n'est pas tellement normal. C'est bizarre, mais ça me donne l'opportunité de faire ce que j'aime," dit-elle. "J'espère que c'était un peu plus normal. Les projets sont difficiles. Vous devez être prêt à les changer à tout moment. Si vous marchez dans un endroit et qu'il y a des cinglés, vous partez."

L'autre chose, admet Kristen Stewart, est qu'elle regarde toujours au dessus de son épaule. "Je suis devenue meilleure à propos de ça. Peu importe. Si tous le monde me regarde, c'est bien.

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